L'attrape-tripes
Chalon-sur-Saône
1980
Programme des repas du 4 au 27 mars 1980
L’attrapes-tripes
“J’ai conçu, produit et digéré un stratagème”, Molière
Mardi 4 mars : Cuisine régionale par Charles Quittanson
Mercredi 5 mars : Cuisine 3 étoiles par Jacques Lameloise
Jeudi 6 mars : Dîner des homonymes par Daniel Spoerri
Vendredi 7 mars : Les oeufs sont faits rien ne va plus par Dana Cebulla, Ursula Majer et Friederike Schmelzer (Cologne)
Samedi 8 mars : Repas funéraire ou la mort douce par Dorothée Selz
Dimanche 9 et lundi 10 mars : jeûne
Mardi 11 mars : Plastic Food par Thomas Fischer et Jurgen Raap (Cologne)
Mercredi 12 mars : Soirée sur les herbes par Lili Fischer
Jeudi 13 mars : Cuisine ancienne par Jean-Louis Flandrin
Vendredi 14 mars : Le dîner de la Saint-Valentin par Mona-Beisegel (Cologne)
Samedi 15, dimanche 16 et lundi 17 mars : jeûne
Mardi 18 mars : Riches et pauvres par Daniel Spoerri et Corinna Liesner (Cologne)
Mercredi 19 mars : Cherry, je t’aime par Jacques Halbert et mis en musique par Les Frères Lumière
Jeudi 20 mars : Soirée Oenologique
Vendredi 21 mars : Cuisine Meghrebine
Samedi 22 mars : Repas Fluxus par BEN
Dimanche 23 mars : Gouter des enfants
Mardi 25 mars : Le dîner du chochon long ou les formes humaines mangeables par Manfred Lohmar (Cologne)
Mercredi 26 mars : Repas de prison par Daniel Spoerri
Jeudi 27 mars : Repas astrologique par Daniel Spoerri
Mercredi 19 mars à 20h
Cherry, je t’aime
Par Jacques Halbert avec une mise en musique par Les Frères Lumière
Performance
Le pâtissier pâtissé
Le pâtissier pâtissé (1979) de Jacques Halbert met en scène une inversion aussi simple que radicale : l’artiste, devenu pâtissier, se transforme lui-même en gâteau. Assis sur une chaise, recouvert de crème, de chocolat et de biscuits, il offre son propre corps à la dégustation du public.
La performance opère un glissement, de la fabrication à la consommation, de l’auteur à l’objet. En se livrant littéralement à être mangé, l'artiste détourne les codes de la performance des années 1970 et en propose une version à la fois burlesque et critique. Le corps n’y est ni martyrisé ni héroïsé, mais transformé en matière douce, périssable, partageable.
Dans cette performance, l’artiste devient produit — exposé, décoré, puis consommé. Le pâtissier pâtissé propose ainsi une image à la fois joyeuse et ambiguë de la condition artistique : celle d’un corps offert, absorbé par le regard et le désir des autres, jusqu’à disparaître dans l’acte même de la rencontre.
Rock’n roll, recette, canard aux griottes et dessert