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A

→ Art Café
De 1985 à 1989, Jacques Halbert est propriétaire avec Mireille Brame du Art Café à New York dans l’East Village. Il y organise des expositions où sont présentées les œuvres de Jean Dupuy, Daniel Spoerri, Ken Friedmann, Jeff Koons, Andy Warhol, Phoebe Legere, Christian Xatrec, François Morellet, Colette, Carolee Schneemann, Nicola L, Olga Adorno, Alison Knowles, ….

→ Atelier
L’atelier est un espace indispensable pour Jacques Halbert, un environnement permanent et structurant.

L'atelier à Candes Saint Martin

B

→ Bourges
Entré en 1973 à l’École nationale supérieure d’art de Bourges, Jacques Halbert y suit l’enseignement de Jean-Claude Silbermann et de Daniel Dezeuze, qui encourage sa démarche. Encore étudiant, il y organise en 1975 sa première exposition, Cerise en tout genre, ainsi que sa première performance.

→ Bruxelles
Vit et travaille de 2008 à 2011.

Jacques Halbert devant l'ENSA de Bourges, 1975

Invitation de la première exposition de Jacques Halbert, 1975

C

→ Cerise
Cerise joue au dripping, gicle d’éclaboussures. Elle joue au monochrome. « Cerise de me voir si belle ». Elle fabrique son histoire, est à elle-seule, son style tout entier.
Bernard Blistène dans le catalogue “Art Basel, Peter Lenart”, 1979

→ Cherry, je t’aime

→ Don Cherry
Il se lie d’une grande amitié avec le trompettiste Don Cherry, rencontré à New York, à la Judson Memorial Church, lors de performances. Don Cherry propose à Jacques Halbert de l’adopter afin qu’il prenne son nom.

→ John Chamberlain
En 1990, Jacques Halbert rencontre John Chamberlain à Sarasota, en Floride, et devient son assistant pendant plus d’une année. Chamberlain lui demande de peindre librement sur des tôles, qui seront ensuite compressées par des machines.

Jacques Halbert et Don Cherry, 1988

D

→ Jean Dupuy
En 1978, Jacques Halbert se rend pour la première fois aux États-Unis, invité par la galerie Lévy à participer à la foire de Washington. Il profite de ce séjour pour découvrir New-York et y rencontre Jean Dupuy. Quelques mois plus tard, Jacques Halbert revient à New-York aidé par Jean Dupuy qui l’introduit à la scène d’avant-garde, notamment autour de Fluxus et de jeunes artistes émergents.
Grâce à Jean Dupuy, Jacques Halbert participe à de nombreuses performances, au Grommet Studio à New York, mais aussi à Paris, notamment aux Performances-minute au Musée du Louvre, aux Performances-Bouffe au Théâtre d’en Face, …

Jean Dupuy et Jacques Halbert, 1979


E

→ Eat Art
En 1976, Jacques Halbert rencontre Daniel Spoerri lors de vernissages parisiens.
En 1980, Daniel Spoerri invite Jacques Halbert à participer à son festival Eat Art L’attrape-tripes, organisé à Chalon-sur-Saône. Cet événement rassemble de nombreuses figures de la scène artistique telles que Ben, Lili Fischer ou Dorothée Selz, et propose un ensemble de dix-huit événements culinaires et performances, dont le célèbre dîner des homonymes de Daniel Spoerri.
À cette occasion, Jacques Halbert conçoit le mercredi 19 mars le repas-performance Cherry, je t’aime.

Affiche de l'Attrape tripes, festival Eat Art, 1980

F

→ Fluxus
Jacques Halbert partage, à partir de 1978, certaines expériences liées à Fluxus, notamment à travers sa proximité avec les artistes Jean Dupuy et Olga Adorno, figures présentes dans l’orbite new-yorkaise du mouvement et résidant dans le célèbre immeuble communément associé aux artistes Fluxus, le Fluxhouse de George Maciunas, situé dans SoHo à New York.

Collaborations, Alternative Museum, New-York, 1985

G

→ Grégoire Halbert
Fils de l’artiste né en 1975

→ Galeriste / Magnifik Gallery
En 1999, de retour à New York, Jacques Halbert fonde la Magnifik Gallery à Williamsburg, à une période où le quartier commence à devenir un pôle émergent de galeries tenues par des artistes. De 1999 à 2001, il y présente de nombreuses expositions, contribuant à l’émergence d’une scène alternative locale. Parmi elles, l’exposition Suffragettes réunit le travail de plus d’une vingtaine d’artistes femmes, inscrivant la galerie dans une réflexion sur la visibilité des pratiques féminines au sein de la scène contemporaine.

Grégoire Halbert mangeant une cerise, 1977

H

→ Emily Harvey
Galeriste américaine engagée dans la scène expérimentale new-yorkaise, proche du mouvement Fluxus. Fondatrice de l’Emily Harvey Gallery à SoHo en 1982, elle soutient pendant plus de vingt ans des pratiques artistiques souvent peu commerciales - performance, mail art, vidéo, poésie - en accompagnant des artistes comme Nam June Paik ou Carolee Schneemann. Son espace fonctionne autant comme lieu d’exposition que comme lieu de vie et d’échanges. Après sa mort, son engagement se prolonge à travers la Emily Harvey Foundation, qui développe notamment des résidences d’artistes à Venise.

→ Pat Hearn
Galeriste américaine qui a dirigé la Pat Hearn Gallery à New York de 1983 à 2000, soutenant une génération d’artistes contemporains émergents et contribuant à la création de l’Armory Show en 1994.
Avant de devenir galeriste, elle était également chanteuse et membre d’un groupe de musique. Jacques Halbert la rencontre lors de soirées new-yorkaises et lui propose d’intervenir lors de son vernissage chez Gracie Mansion.

Pat Hearn, 1983


I

→ Une idée en l’air
Événement organisé par un collectif d’artistes français, sous la direction de l’artiste Philippe Cazal, avec le soutien du Ministère de la Culture. Une idée en l’air se déploie en 1980 dans plusieurs lieux de la scène new-yorkaise, notamment l’Alternative Museum, Artists Space, Creative Time, Fashion Moda, Franklin Furnace, le Grommet Studio, l’Institute of Art and Urban Resources et White Columns.
Vingt-sept artistes y participent, parmi lesquels : Daniel Dezeuze, François Martin, Marie Gerbaud-Ponchelet et Jacqueline Dauriac, Joël Hubaut, Sophie Calle, Daniel Buren, Jacques Halbert, Noëlle Tissier, Colette, Jean Dupuy ou encore Wilfrid Rouff.

Une idée en l'air, New-York, 1980

J

→ Alan Jones
Alan Jones est un critique d’art, commissaire d’exposition, poète et écrivain américain, particulièrement connu pour sa proximité avec la scène artistique new-yorkaise des années 1970 et 1980. Il fut également un collaborateur régulier du Art Café. Dans ce contexte, il écrivit notamment le texte Banquet pour Jacques Halbert, témoignant de sa proximité intellectuelle et amicale avec l’artiste. Ensemble, ils organiseront plusieurs expositions au Art Café notamment Y’a Bon Picabia en 1985.

K

→ Ken Friedman
Ken Friedman est l’une des figures du mouvement Fluxus, qu’il rejoint dès 1966 comme le plus jeune membre du groupe réuni autour de George Maciunas. Son travail mêle performance, édition, poésie visuelle, mail art et réflexion théorique, dans l’esprit Fluxus qui cherche à abolir les frontières entre l’art et la vie quotidienne.
Après le départ de Jean Dupuy et d’Olga Adorno de New York, Ken Friedman devient l’un des artistes dont Jacques Halbert est le plus proche. Une exposition personnelle ainsi qu’un numéro de la revue du Art Café lui seront consacrés.

Art Café revue, vol.1 n°2, octobre 1985

L

→ Louvre
Jacques Halbert découvre le Louvre à l’adolescence, vers l’âge de 14 ans. Son père, producteur et marchand de fruits et légumes, se rend régulièrement aux Halles de Paris pour ses livraisons et lui permet de séjourner seul à l’hôtel plusieurs jours. Jacques Halbert consacre ce temps à visiter le Musée du Louvre. L’expérience se répète, c’est là qu’il découvre les grands chefs-d’oeuvre de la peinture.
Le 16 octobre 1978, invité par Jean Dupuy, Jacques Halbert participe à ART PERFORMANCE/MINUTE au Musée du Louvre. 39 artistes ont fait à tour de rôle une performance d’une minute devant une peinture de leur choix.

→ Los Angeles
Vit et travaille de 1995 à 1999

→ Phoebe Legere

Jacques Halbert, Performances-Minute, au Louvre, 1978


M

→ Miami
Vit et travaille de 1992 à 1995

→ Gracie Mansion
Elle débute sa carrière de galeriste en louant une limousine, dans laquelle elle présente des œuvres de petites tailles. La limousine se gare devant les galeries new-yorkaises les soirs de vernissage, permettant aux passants et collectionneurs de découvrir et acheter des œuvres. Figure pionnière de la scène artistique de l’East Village, elle inaugure en 1982 sa première galerie dans la salle de bain de son appartement, avant de poursuivre la présentation d’expositions dans différentes galeries situées dans l’East Village, à SoHo et à Chelsea, jusqu’en 2002.

Gracie Mansion, 1983

N

→ New-York
Vit et travaille de 1978 à 1989 puis de 1999 à 2002

→ Nicola L
Jacques Halbert rencontre Nicola L en 1974 lors d’une soirée parisienne chez Maître Binoche. Les deux artistes se retrouvent ensuite à New York fin des années 70, au Chelsea Hotel, lieu nodal des avant-gardes où se croisent pratiques artistiques, vies nocturnes et mythologies contemporaines. Une amitié se construit au fil des années, Jacques Halbert présentera à plusieurs reprises le travail de Nicola L au Art Café ainsi qu’à la Magnifik Gallery.

Jacques Halbert au Chelsea Hotel, 1981
Photographie Claudio Erdinger

O

→ ORLAN
Jacques Halbert rencontre ORLAN, à la FIAC, où il circule avec sa Galerie-Cerise (triporteur), tandis qu’ORLAN présente Le Baiser de l’artiste. De cette rencontre naît une amitié fidèle. Le 31 janvier 1977, jour du vernissage de son exposition à la galerie NRA - coïncidant avec l’inauguration du Centre Pompidou - Jacques Halbert est interpellé sur le parvis à 21h30.
En distribuant son flyer rouge CUISINE / CAHIER THÉORIQUE, un attroupement se forme où l’on chante « 1, 2, 3, nous irons au bois… ». Par mesure de prévention, il est conduit au commissariat avec soixante-seize autres personnes, dont ORLAN. Il manque son vernissage et n’est relâché que vers 3 heures du matin.

ORLAN et Jacques Halbert au commissariat de police, 1977

P

→ Peintre forain
En 1976, alors qu’il est encore étudiant aux Beaux-Arts de Bourges, Jacques Halbert devient peintre forain au sein de l’entreprise Bouvet basée à Saumur. Il y réalise des décors de manèges. L’année suivante, il participe aux ultimes retouches du Crocrodrome de Zig et Puce de Jean Tinguely, installé dans le forum du Centre Pompidou à l’occasion de son ouverture. Jacques Halbert réalisera sa Galerie-Cerise (son triporteur) dans l’entreprise saumuroise.

→ Peintre décorateur
Fin des années 90, à Los Angeles, Jacques Halbert rencontre Jean-Philippe Carp, décorateur pour le cinéma - notamment pour Delicatessen de Jean-Pierre Jeunet - et est engagé comme peintre décorateur pour différents films. À New York, il travaille également ponctuellement à la réalisation de clips musicaux pour MTV. Cette activité lui permet de subvenir à ses besoins tout en poursuivant son travail artistique.


Q

→ Queues de cerises

Pour ou Contre, chez Ben à Nice, 1976

R

→ Rire
En 2003, pour son exposition personnelle au Creux de l’Enfer, Jacques Halbert réalise Le mur du rire. Une installation composée de 20 hauts parleurs qui vibrent sous la force vivante des rires
d’artistes.
C’est ainsi que les rires de Eric Andersen, Ben Vautier, Julien Blaine, Charles Dreyfus-Pechkoff, Jean Dupuy, Gérard Fromanger, Michel Giroud, Jacques Halbert, Geoffrey Hendricks, Joël Hubaut,
Spike Jones, Larry Miller, François Morellet, Catherine Parisot, Ben Patterson, Takako Saito et Liliane Vincy sont détenus et mémorisés à jamais dans une oeuvre.

S

→ Sarasota
Vit et travaille de 1989 à 1992

Lemon, 1990
Huile sur châssis découpé et entoilé
87 x 108 x 8,5 cm, collection privée
Photographie François Lauginie

T

→ Jean Tinguely
En 1977, grâce à Daniel Spoerri, Jacques Halbert rencontre Jean Tinguely. Tinguely l’invite en Suisse et lui présente l’artiste et galeriste Christoph Gossweiler, qui l’invite quelques semaines plus tard à exposer à la Dritte Galerie à Zofingen. À cette occasion, il présente pour la première fois son Cherry Museum.

→ Alain Tchillinguirian
Jacques Halbert rencontre Alain Tchillinguirian en 1974 à l’ENSA de Bourges, où ils sont tous deux étudiants. À cette époque, Alain Tchillinguirian a déjà une connaissance approfondie de l’art contemporain et des débats artistiques qui traversent cette période. Artiste lui-même, Alain Tchillinguirian développe parallèlement une activité professionnelle dans le cinéma, où il travaille durant de nombreuses années comme ensemblier.


U

→ USA : 1978-2002
New York (1978-1988)
Sarasota et Miami en Floride (1988-1994)
Los Angeles (1994-1998)
Retour à New-York (1999-2002)

V

→ Annie et Ben Vautier
Jacques Halbert rencontre Ben Vautier en 1975 à l’École nationale supérieure d’art de Bourges, lors d’une intervention de l’artiste, venu avec ses banderoles et vidéos. Il y dresse un panorama des avant-gardes, de Fluxus, de la performance et de l’art d’attitude. Jacques Halbert se reconnaît dans cet esprit, entre peinture et performance. Ben découvre à Bourges les premières œuvres de Jacques Halbert et l’invite à participer à Nice à ses « pour ou contre ». Quelques mois plus tard, sans prévenir, Jacques Halbert se rend chez lui à Nice, où Ben décroche spécialement son exposition pour l’accueillir. Jacques Halbert y fera la connaissance d’Annie, Eva et François.

Chez Ben, Nice, 1976
Pour ou contre

W

→ Andy Warhol
Jacques Halbert rencontre Andy Warhol en 1976 à la FIAC. Circulant avec son triporteur et vendant des tartelettes aux cerises, il retient l’attention de l’artiste, qui lui achète des tartelettes ainsi qu’une petite toile. Warhol lui recommande également de s’installer à New York afin de profiter de la ferveur de la scène artistique new-yorkaise.

420 West Broadway, SoHo, New-York, 1978

X

→ Christian Xatrec

Y

→ Yonder
De Nantes à New York, de la cerise aux projets les plus inattendus, Jacques Halbert a toujours avancé vers cet horizon mouvant, porté par une curiosité intacte pour le monde et ses possibles.

Z

→ Le chapeau de Zozo

Le chapeau de Zozo, 1982
Acrylique sur carton, chapeau peint, cigare et moteur


Y

→ Yonder
De Nantes à New York, de la cerise aux projets les plus inattendus, Jacques Halbert a toujours avancé vers cet horizon mouvant, porté par une curiosité intacte pour le monde et ses possibles.

Z

→ Le chapeau de Zozo

Le chapeau de Zozo, 1982
Acrylique sur carton, chapeau peint, cigare et moteur

© Adagp, Paris