Né⋅e en 1955
Vit et travaille à Candes Saint-Martin
- Site Internet : jacqueshalbert.com
Cerises mécaniques, 2024
Acrylique sur toile de lin, 200 x 160 cm
Photo François Lauginie
Fraise, 1975
Acrylique sur toile, 89 x 130 cm
Photo François Lauginie
Peinture, 2008
Acrylique sur toile, 200 x 200 cm
Photo François Lauginie
Galerie Cerise, 1976-1977
Différentes techniques
Photo Henri Jobbé-Duval
Salade de fruits, 1977
Acrylique sur toile, 200 x 149,5 cm
Photo François Lauginie
Ma main, 1975
Acrylique et graphite sur papier, 74,5 x 52 cm
Photo François Lauginie
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Henri Bergson écrit à peu près : « cerise est le propre de l’homme ».
Mais là, d’abord, on se souviendra de la pomme de Cézanne – verte, orange, rouge – image du temps qui passe, du devenir incertain. Dans la Genèse (« il faut bien que Genèse se passe »), IX, 22, la grappe du pays de Canaan nourrit à elle seule le pays tout entier : « le raisin du plus fort est toujours le meilleur ».
Qui pourrait encore oublier « la totalité des citrons » : de l’écorce hollandaise d’un tableau de nature morte à celui de Manet, pas davantage citron que l’asperge. « Un soir, t’en souvient-il ? », il y a la pomme de Magritte, la poire de Louis-Philippe, les dattes des palmiers des fresques byzantines.
Ici la cerise est emblématique, conquérante, obsessionnelle, joue au fruit défendu. Aux portes de la galerie, dans la galerie, aux portes des foires, dans les foires, elle se retrouve. Seule. Alors qu’à deux, comme dira la légende : « si ma tante en avait , elle serait mon oncle ».
Elle joue au dripping, gicle d’éclaboussures. Elle joue au monochrome. « Cerise de me voir si belle ». Elle fabrique son histoire, est à elle-seule, son style tout entier.
Bernard Blistène
Bernard Blistène