Gracie Mansion Gallery
1983
Gracie Mansion débute sa carrière de galeriste en louant une limousine, dans laquelle elle présente des œuvres de petites tailles. La limousine se gare devant les galeries new-yorkaises les soirs de vernissage, permettant aux passants et collectionneurs de découvrir et acheter des œuvres. Figure pionnière de la scène artistique de l’East Village, elle inaugure en 1982 sa première galerie dans la salle de bain de son appartement, avant de poursuivre la présentation d’expositions dans différentes galeries situées dans l’East Village, à SoHo et à Chelsea, jusqu’en 2002.
Dada, 1976
Acrylique sur toile
22 x 30 cm
Photographie François Lauginie
Art, 1983
Acrylique sur toile
23 x 30,5 cm
Photographie François Lauginie
Fruit, 1982
Tube de peinture et acrylique sur toile
30,5 x 41 cm
Photographie François Lauginie
Plaisir, 1982
Tube de peinture et acrylique sur toile
30,5 x 41 cm
Photographie François Lauginie
Splash, 1979
210 x 160 cm
Acrylique sur toile
Photographie Grégoire Halbert
Splash, 1979
210 x 160 cm
Acrylique sur toile
Photographie Grégoire Halbert
Splash, 1979
210 x 160 cm
Acrylique sur toile
Photographie Grégoire Halbert
Sans titre, 1982
Acrylique sur toile
100 x 75 cm
Photographie François Lauginie
Sans titre, 1982
Acrylique sur toile
100 x 75 cm
Photographie François Lauginie
Sans titre, 1982
Acrylique sur toile
100 x 75 cm
Photographie François Lauginie
Sans titre, 1982
Acrylique sur toile
100 x 75 cm
Photographie François Lauginie
Sans titre, 1982
Acrylique sur toile
100 x 75 cm
Photographie François Lauginie
Bigarreau-ci - bigarreau-là
Henri Bergson écrit à peu près : « cerise est le propre de l’homme ».
Mais là, d’abord, on se souviendra de la pomme de Cézanne – verte, orange, rouge – image du temps qui passe, du devenir incertain. Dans la Genèse (« il faut bien que Genèse se passe »), IX, 22, la grappe du pays de Canaan nourrit à elle seule le pays tout entier : « le raisin du plus fort est toujours le meilleur ».
Qui pourrait encore oublier « la totalité des citrons » : de l’écorce hollandaise d’un tableau de nature morte à celui de Manet, pas davantage citron que l’asperge. « Un soir, t’en souvient-il ? », il y a la pomme de Magritte, la poire de Louis-Philippe, les dattes des palmiers des fresques byzantines. Ici la cerise est emblématique, conquérante, obsessionnelle, joue au fruit défendu. Aux portes de la galerie, dans la galerie, aux portes des foires, dans les foires, elle se retrouve. Seule. Alors qu’à deux, comme dira la légende : « si ma tante en avait , elle serait mon oncle ».
Elle joue au dripping, gicle d’éclaboussures. Elle joue au monochrome. « Cerise de me voir si belle ». Elle fabrique son histoire, est à elle-seule, son style tout entier.
Bernard Blistène, 1979, dans le catalogue Peter J. Lenart, Paris, New York, Basel.
Le chapeau de Zozo, 1982
Acrylique sur carton, chapeau peint, cigare et moteur
Performance de Pat Hearn pour le vernissage
Pat Hearn est une galeriste américaine qui a dirigé la Pat Hearn Gallery à New York de 1983 à 2000, soutenant une génération d’artistes contemporains émergents et contribuant à la création de l’Armory Show en 1994.
Avant de devenir galeriste, elle était également chanteuse et membre d’un groupe de musique. Jacques Halbert la rencontre lors de soirées new-yorkaises et lui propose d'intervenir lors de son vernissage chez Gracie Mansion.
Elle est décédée en 2000.
Film de l’artiste
Film de l'artiste pour son exposition à la galerie Gracie Mansion
1983