Nous merveillons
Échos, 1994-2024
Paires de mains en cire, encre de chine, disposées au sol ou sur socles, 25 x 10 x 20 cm.
Ces sculptures de cire d’abeille clarifiée et paraffine blanche ont été réalisées à partir du moulage de mes mains. Une première version en 1994 et une seconde en 2024. 30 ans les séparent. C’est une sorte d'auto-portrait. Elles contiennent chacune une flaque d’encre de chine. La surface noire liquide fait office de miroir. Les mains positionnées en vasque renvoient à leur surface le reflet d’un détail de l’architecture dans lequel elles se lovent. L’eau noire s’évapore au fur et à mesure de l’exposition laissant apparaitre une tache sombre au creux de la paume.
Échos, 1994-2024
© Photographie ville de Melle
Échos, 1994-2024
Aquí, série « Sibadores », 2003
Photographies noir & blanc argentiques, tirage numérique 120 x 80 cm.
Mismo, série « Sibadores », 2003
Photographies noir & blanc argentiques, tirage numérique 120 x 80 cm.
Aquí, série « Sibadores », 2003
Mismo, série « Sibadores », 2003
Nous merveillons
Exposition collective
10ᵉ Biennale Internationale d'Art Contemporain de Melle
Du 29 juin au 29 septembre 2024
Commissariat Evariste Richer
Hôtel de Ménoc, Melle
La démarche artistique de Cécile Le Talec se développe depuis plusieurs années notamment autour des questions relatives à la perception de l’espace par sa dimension sonore, musicale ou linguistique. Dans son travail, la voix devient un véritable matériau, plastique et poétique, à partir duquel elle explore les frontières qui peuvent exister entre langage, musique et espace. Depuis le début des années 2000, elle mène une recherche sur les langues sifflées utilisées par quelques communautés dans le monde, ce qui l’a conduite à effectuer une série d’expéditions dans plusieurs pays. « Tout est musique. Par le regard, on peut trouver le son et la mélodie partout. » Aqui et Mismo photographie deux siffleurs qui communiquent en silbo (langue sifflée pratiquée sur l’Île de La Goméra / Îles Canaries) à distance : émetteur et récepteur, les messagers s’appellent et se répondent (où es-tu / je suis là) sans se voir.
Texte issu du site de la Biennale internationale d'Art Contemporain de Melle