Atlas/Partitions silencieuses
Atlas, partitions silencieuses, 2020
Installation sonore, tapis de sable blanc, pigments noir, bordure métallique, haut-parleurs et amplificateur, 5000 x 500 x 5 cm. Production Les Tanneries, 2020.
© Collection Frac Centre-Val de Loire et © Photographie Aurélien Mole
Atlas / Partitions silencieuses, 2020
© Collection Frac Centre-Val de Loire et © Photographie Aurélien Mole
Détail de Atlas / Partitions silencieuses, 2020
Détail de Atlas / Partitions silencieuses, 2020
Détail de Atlas / Partitions silencieuses, 2020
Détail de Atlas / Partitions silencieuses, 2020
Composé à partir de multiples enregistrements réalisés par Cécile Le Talec au cours de ses derniers voyages et résidences au Maroc, le son d’Atlas/Partitions silencieuses emplit la Verrière qui semble vide, au premier coup d’œil. Traduction immatérielle de l’espace-temps du voyage, entre réalités brutes, souvenirs fragmentaires et prolongements poétiques, cette mélodie dessine les contours d’un territoire, faisant émerger un véritable environnement sonore – au sens propre comme au figuré – auquel le visiteur est invité à prêter tout particulièrement attention, à en parcourir la piste, dans une forme d’exploration auditive singulière.
Texte issu du dosssier presse des Tanneries
Atlas / Partitions silencieuses, 2020
© Collection Frac Centre-Val de Loire et © Photographie Aurélien Mole
Atlas / Partitions silencieuses, 2020
© Collection Frac Centre-Val de Loire et © Photographie Aurélien Mole
Détail de Atlas / Partitions silencieuses, 2020
Détail de Atlas / Partitions silencieuses, 2020
Détail de Atlas / Partitions silencieuses, 2020
Détail de Atlas / Partitions silencieuses, 2020
Un film réalisé par Marine de Contes, avec le soutien d’Archange Productions
À partir d’un scénario de Marine de Contes et Cécile Le Talec
Reposant sur la performance Partitions dansées créée par David Drouard et interprétée par ce dernier le 21 novembre 2020
Spécialement conçue pour l’œuvre Atlas / Partitions silencieuses de Cécile Le Talec
Produite et exposée dans le cadre de l’exposition éponyme de l’artiste commissariée par Éric Degoutte et présentée aux Tanneries – Centre d’art contemporain du 10 octobre au 13 décembre 2020
Partition dansée, 2020
Partition dansée, 2020
Performance Partition dansée du danseur et chorégraphe David Drouard, 21 novembre 2020.
La recherche sonore étant intrinsèquement liée à la recherche linguistique dans sa démarche, Cécile Le Talec souligne ici cette interrelation fondamentale en en laissant peu à peu apparaître une transcription visuelle. À la manière d’un effet d’optique émanant d’un dispositif travaillé en mise à plat, les mouvements du visiteur créent les conditions du regard et lui permettent de découvrir, au fur et à mesure des changements de points de vue opérés, des écritures au sol, encrées dans le sable, révélant ainsi progressivement toutes les parcelles de l’œuvre.
Les motifs dessinés par Cécile Le Talec au pigment noir de vignes sur ce tapis de sable reconstitué rendent compte – à l’instar de la bande son dont ils sont autant d’échos visuels – d’une tentative de transcription des paroles, discours et autres sonorités entendus lors de ses séjours au Maroc, en un langage énigmatique. Ils rappellent par ailleurs de manière à la fois mimétique et symbolique l’importance au sein de la culture berbère des écritures inscrites dans le sable du désert – à des fins d’orientation – comme de celles tissées dans les tapis par les femmes.
Texte issu du dosssier presse des Tanneries
Détail de Partition dansée, 2020
Détail de Partition dansée, 2020
Atlas / Partitions silencieuse
Exposition personnelle
Du 10 octobre au 13 décembre 2020
Commissaire Éric Degoutte
Les Tanneries, Amilly
Soutien de la DRAC Centre-Val de Loire et de la Région Centre Val de Loire pour l'aide à la création
Pour son exposition personnelle aux Tanneries, Cécile Le Talec (née en 1962 à Paris, vit et travaille entre la région Centre et Paris) présente dans la Verrière une installation in situ issue d’un travail de recherche au long cours mené entre 2019 et 2020 dans le Haut Atlas marocain autour de différentes formes de langages – écrites, sifflées et tissées. Fragment de désert mélodique où s’écoute le chant du sable, Atlas/Partitions silencieuses (2020) témoigne dans son caractère bipartite – entre création visuelle et sonore – d’un rapport à l’art à la fois tellurique et aérien, matériel et immatériel, ancré et éphémère où se mêlent l’intime et le collectif au travers de réalités et fictions (re)composées.
[...]
À la faveur d’une esthétique du signe, Cécile Le Talec compose donc une graphie mystérieuse directement reprise ou simplement inspirée du langage secret élaboré par les femmes berbères pour inscrire leur(s) histoire(s) au sein des tapis qu’elles confectionnent et se transmettent, se racontant au fil de leurs productions et des générations.
La bichromie noire et blanche de l’installation vient souligner cette qualité de témoignage, remémorant par là-même celle des tapis berbères comme celle de l’encre sur la feuille de papier. Les signes parsemés dans le sable prennent alors des airs de partitions silencieuses, indéchiffrables. Ces dernières pourraient d’ailleurs être celles de la composition sonore qui les accompagnent tout comme la promesse d’autres figures, de ballet, de notations de pas dansés, de choréologies ou de cinétographies inédites, brouillant ainsi les pistes entremêlées des matières sonores et visuelles, des inspirations artistiques et culturelles, et des langages convoqués.
Avec Atlas/Partitions silencieuses, Cécile Le Talec signe donc une installation sensible et poétique au caractère instable et éphémère profondément informée par les différents langages qu’elle déploie et (ré)invente. À travers ces associations de motifs, de formes, de couleurs et de sons – qui ne sont pas sans rappeler les recherches des modernistes, des Delaunay à Paul Klee en passant par Wassily Kandinsky –, Cécile Le Talec incarne des récits entrelacés, comme autant de points de vue sur une culture et son territoire d’ancrage. Jouant d’une esthétique de l’inscription et de l’effacement, du fragment et de la composition, elle interroge les rapports entre patrimoine culturel matériel et immatériel, faisant sans cesse osciller l’œuvre entre le continuum de l’Histoire et l’éphémère du quotidien.
Texte issu du dossier presse des Tanneries