-
+Biennale de Saint-FlourSaint-Flour / Clavièresdu 03/07 au 20/09/2026
Biennale de Saint-Flour
Biennale
Saint-Flour / Clavières
du 03/07 au 20/09/2026
Les artistes :
Illustration d’après la sérigraphie Disaster (after Henri Rousseau), Joachim Biehler, 2024
Saint-Flour Communauté a fait de la culture un axe essentiel de son projet de territoire. Sa Biennale répond à un double objectif : la création et la démocratisation culturelle, avec pour ressort le patrimoine dans toute son acceptation, associé à la construction avec les habitants.
« À Clavières, contexte de sa recherche pour la biennale, l’artiste a identifié un motif : le cantou, cette cheminée monumentale, centre de la maison paysanne. D’abord vue dans une ferme qui abrite trois générations, puis croisée sous une route, seule rescapée d’une bâtisse aujourd’hui disparue. Ces âtres, caractéristiques d’une architecture vernaculaire, étaient suffisamment vastes pour qu’on puisse s’y asseoir, profiter de la chaleur et de la lumière, s’y retrouver. Un espace d’intimité et de sociabilité, le cœur du foyer. C’est là qu’opère un glissement métonymique : le foyer ne désigne plus seulement l’âtre, mais la maison, puis celles et ceux qui l’habitent.
Du cantou, Anne Houel extrait des formes essentielles qu’elle transpose en sculptures extérieures, praticables : des abris avec assises fabriqués en pin, une essence de bois locale. Par extension, le foyer désigne également le site où l’on se réunit (rural, populaire, d’hébergement…). Peut-être ces sculptures appelleront elles de tels usages.
Dans les cheminées observées, le feu a marqué la pierre de façon indélébile, comme noircie par les paroles accumulées là. Les Flammes irradient à nouveau dans les productions, le Feu demeure : il apparait dans les demi-cercles orangés de la sérigraphie, dans le cuivre brillant des bas-reliefs en béton à Saint-Flour, tandis qu’à Clavières, ne subsiste plus que l’intimité du cantou éteint. Pour en revenir au foyer, il est certes un lieu de convergence mais aussi celui du rayonnement. Le centre d’où se diffuse d’abord la chaleur, puis tout ce que l’on veut y voir : des formes, des usages, des civilisations… Peut-être est-ce là l’invitation que nous fait Anne Houel : identifier les conditions pour rayonner quelque part sur la terre. »
Texte d’Hélène Dantic
-
+VoyagesGalerie Margaux Tangre, Cherbourg-en-Cotentindu 02/09 au 03/10/2026
Voyages
Exposition collective
Galerie Margaux Tangre, Cherbourg-en-Cotentin
du 02/09 au 03/10/2026
Les artistes :
Presque tautologique, cette exposition rassemble différentes expressions de l’idée de voyage.
Le format, volontairement restreint - 30 cm pour le côté le plus long -, en constitue à la fois la contrainte et le moteur. Faciles à déplacer, les œuvres tiennent dans un sac, se transportent, s’emportent — elles deviennent des compagnons d’aventure.
La scénographie elle-même est voyageuse, mouvante au gré des acquisitions, des changements et des déplacements.
Pensée comme une boîte, une valise ou un écrin, l’exposition compose une forme d’inventaire, à la fois pluriel et intime, des manières de voyager.
Voyages physiques, intérieurs, psychiques ou intellectuels — littéraires, cinématographiques, musicaux, artistiques. Départ ou retour. Seul ou accompagné. Choisis, fortuits, inespérés, attendus ou subis. Aventure ou repli, exploration ou introspection. Rêves, nostalgie, mémoire et projections. Terrestre, onirique, historique, utopique, dystopique. Passé recomposé ou futur imaginé.
Autant d’entrées possibles qui dessinent une cartographie ouverte.
Qu’il s’agisse de paysages, de formes abstraites, d’objets, de fragments ou de récits, les œuvres réunies ici proposent des approches hétérogènes du voyage, entendu non comme un simple déplacement, mais comme une expérience — mentale, sensible ou imaginaire. -
+Laboratoire Recto/Verso vol.ILa Vitrine, Limogesdu 12/09 au 14/11/2026
Laboratoire Recto/Verso vol.I
Exposition collective
La Vitrine, Limoges
du 12/09 au 14/11/2026
Les artistes :
- Anne Houel
- Baptiste Croze
Initié en 2019 au sein du Collectif Acte (Poitiers) par Julie Monnet et Benoit Pierre puis très vite rejoint par deux autres artistes Kristina Depaulis et Evelise Millet ainsi que les historiens d’art Patrick de Haas, Marion Le Torrivellec et récemment Daniel Cluzet, Recto/Verso est un projet de recherche nomade à géométrie variable.
Il invite les chercheurs (artistes, historiens, critiques, scientifiques…) qui y participent à un ensemble d’investigations sur les relations établies entre les deux côtés d’une même chose et leur interface, dans toutes leurs potentialités plastiques et conceptuelles.
En 2025, les explorations menées se sont enrichies de 5 nouvelles invitations d’artistes dont les recherches permettaient d’élargir le questionnement ou d’amplifier des pistes entamées sous forme de résidences.
Anne Houel, Kasha Legrand, Alexis Debeuf, Camille Sauer et enfin Baptiste Croze (que nous avons accueilli à Lavitrine en partenariat avec IF-748 en automne 2025) ont prolongé la dynamique.
De cette problématique, en appui sur les pratiques plastiques en jeu, le laboratoire a dégagé cinq grandes préoccupations SEUIL, RETOURNEMENT, PLI, RESISTANCE et enfin PASSAGE qui trouve son déploiement au sein du premier volet d’exposition à Lavitrine 2.0, lieu d’art contemporain.
Baptiste Croze, Anne Houel, Alix Boillot et Ismaïl Bahri proposent des œuvres tendues vers le monde explorant, dans un registre poétique où littéral, les éclats ébréchés de la mondialisation.
L’idée de formes de franchissement agit ici en dialogue, en appel, en attente, en friction en effondrement et parfois en obstruction.
Le passage est porté par les œuvres au cœur d’un maillage contemporain éclaté dont la traversée résonne profondément avec notre situation actuelle.
Anne Houel
17/10/2025 Mis à jour
© Adagp, Paris