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Le réel dispose de son invention

Exposition collective aux Tanneries, Centre d'Art Contemporain d'Intérêt National, Amilly
Commissariat Éric Degoutte
2019

Écran, 2013. Impression noir sur Plexiglas, cadres aluminium, 130 x 220 x 6 cm.

Camouflageimage, 2016. Cadre bois peint en blanc, impression jet d'encre sur film transparent et sérigraphie vert et bleu d'incrustation, chaque 80 x 55 x 3 cm.

L’exploration entamée par Bernard Calet sonde notamment les conditions d’incrustations maintenues de nos schémas existants, vacillants ou persistants, comme celles, projetées, d’autres « ghost archi », traversées de formes rêvées ou de figures utopiques que révèlent, sans les éclairer, les tubes luminescents qu’il utilise. Son travail de veille convoque l’usage d’outils de postproduction qui lui permettent de superposer leurs expressions, d’entremêler des temporalités distinctes, d’entrechoquer leurs registres.

Il s’appuie sur ses ghost lamp – ces points de lumière qui perdurent sur une scène devenue silencieuse à la fin d’une réprésentation - pour inviter à parcourir des décors désertés, où se manifeste, dans l’écart, d’autres formes de blank spaces, propices à l’invention.

Texte d'Éric Degoutte

Enseigne, 2013. Aluminium, tubes fluorescents, fils électriques, 265 x 190 x 105 cm.

Images-lucioles, 2019. Papier Carbone, viroc, néon, 125 x 100 x 4,5 cm.

Détail d'Images-lucioles, 2019.

© Adagp, Paris