Mesurette, Machine à marcher, Tablettes, Machine à scier
Photo : Nicolas Herubel, Jacques Hœpffner
Vues de l'exposition Cabinet HERUBEL Issoudun, ouvert même le dimanche, Musée de l’Hospice Saint Roch, Issoudun, 2010
Mesurette, 1979
Lieu de réalisation: ERBA Rouen
Installation composée de 3 éléments :
- mesurette : boyaux de chats, nylon
- support : bois, métal et verre
- scénographie : balance/toise bois et métal
Dimensions : H: 2,20 m ; L: 0, 57 m ; l : 0,85 m
Photo : Nicolas Herubel, Jacques Hœpffner
Machine à marcher, 1979 / 1980
Lieu de réalisation: ERBA Rouen
Acier
Dimensions : H: 1,40 m ; L: 1,00 m ; l : 0,50 m
Collection publique: 1985, Fonds national d’art contemporain, Paris.
Vues de l'exposition Cabinet HERUBEL Issoudun, ouvert même le dimanche, Musée de l’Hospice Saint Roch, Issoudun, 2010
Vues de l'exposition Le lendemain aura soin de lui-même , poteaux d’angles, Bourges, 2017
Machine à marcher
La machine à marcher se constitue d'une colonne d'acier soutenant trois espaces, sa partie haute se compose d'un cerclage maintenant les épaules dans le prolongement du corps, la partie centrale et inférieure fonctionnent quand à elles selon le principe de rampes «astreintes», conduisant les bras et les jambes dans un couloir définit par l'artiste. Dans le cadre d'un exercice didactique tel que l'analyse définitionnelle et en vue d'une telle description, l'œuvre semble être assez éloignée des définitions encyclopédiques du mot «machine». L'univers machinique laisse émaner cette idée de l'appareillage complexe qui accomplit des actions que l'homme ne pourrait exécuter lui-même. La machine répond à cette demande d'autonomie, nous remplacer dans certaines tâches qui nous sont devenues trop laborieuses, l'activité de l'instrument opérant pour une meilleure passivité de l'homme.
Curieuse machine donc, celle qui évalue le corps, qui requestionne un acquis physique comme la marche et qui ré-explore le thème de la mobilité naturelle. L'objet en lui-même ne permet en aucune façon de pallier des capacités physiques perdues comme le ferait un simple appareillage orthopédique, l'utilisateur sait marcher, elle ne supplante pas l'action humaine puisque le dispositif est fixé sur roulettes et qu'il ne fait qu'accompagner son utilisateur. La Machine à marcher affecte la normalité de la marche, elle impose une exécution mesurée: mouvements lents et restreints. En effet, celle-ci n'autorise qu'un geste idéal, elle règle et automatise le corps au point presque de ne se limiter qu'à une seule fonction: marcher. Mais ce que l'on pensait être un contresens accidentel de la part de Nicolas Herubel s'avère au contraire une affirmation évidente. La machine à marcher ne supplante pas l'action humaine mais la canalise, elle explore l'espace corporel, réexamine ses mouvements, ses automatismes. Il faudrait envisager donc l'œuvre comme une douce contrainte, permettant de sonder l'espace de son propre corps de manière kinesthésique.
Aimeric Audegond
Catalogue Nicolas Herubel « dépôt de bilan » ,Le Trapèze, faculté des arts de l'université de Picardie Jules Verne, Amiens, 2003
Photo : Nicolas Herubel, Jacques Hœpffner
Tablettes, 1979 / 1980
Lieu de réalisation: ERBA Rouen
Sculpture en deux éléments venant s'assembler sur le corps.
Support ventral en métal avec sangles, écritoire contreplaqué et housse confectionnée en tissus à voile, bloc papier pour patrons de couture.
Dimensions : H:0,40m ; P:0,30m ; l:0,40m
Collection privée : Galerie J.Moussion
Photo : Nicolas Herubel, Jacques Hœpffner
Machine à scier, 1980
Lieu de réalisation: Alexandra Palace, Middlesex polytechnic, Londres
Sculpture en 5 éléments venant s'assembler sur le corps. Aluminium, acier, sangles coton, scie
Dimensions : H: 0,80m; L: 0,50m ; l: 0,30m
Collection particulière : Hervé Télémaque