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même pas mal (plutôt bien)

Vues de l'exposition collective Ligne B, connexion aux Abattoirs. Les Abattoirs, Toulouse, 2007

Vues de l'exposition La grande Ourse (vue du balcon), La Chaufferie, Strasbourg, 2011
Photo : Nicolas Schneider

Vue atelier EDF Bourges

Viens! , installation, atelier Malakoff, Nantes, 2004

Installation bureau de direction ENSA Bourges, période d’intérim

Même pas mal (plutôt bien)
2004-2007-2011

Installation composée de 2 modules:

Ensemble de 7 chaises disposées en épi
Chaises : structure en bois, dossier et assise en Skaï (desing Marcel Gascoin) 

Dimensions : H : 0,82 m  ; l : 0,41 m  ; p. : 0 ,55 m

Lance-pierres sur dimensionné ( tube galvanisé, bois, caoutchouc, chaise bois et Skaï).

Dimensions : H: 1,00 m  ; L: 6,00 m  ; l: 3,00 m

Version en intérieur/extérieur associé à une structure-écran en échafaudage

Version augmentée ( 2011) la grande Ourse (vue du balcon) : installation électrique composée de 7 lampes de 1000W chacune, disposée selon la grande Ourse, gazinière faisant office de prise multiple

“Même pas mal (plutôt bien)”, grande installation de Nicolas Herubel, joue en quatre temps la fulgurance, l’efficacité voire la violence que peut renvoyer une campagne publicitaire inscrite dans l’espace public. Un alignement de chaises semble offrir l’attente d’un “catapultage” avec un lance-pierre, ou plutôt “un lance homme” (séquence 1), à travers une structure évidée d’affichage 4X3 type Giraudy (séquence 2), vers la perspective d’une surface de réception possible. Cette zone d’accueil est une affiche déployée figurant une situation d’envol (séquence 3) reprise dans un miroir déformant maintenant en suspend cet état, comme pour retarder la chute (séquence 4). Nicolas Herubel engage son œuvre dans un processus de variation, dont l’aspect quelque peu emphatique de la mise en place est contrebalancé par un “point de chute” doucement ironique. “Cette dépense physique pour un jeu dérisoire et pathétique me plait”. Or l’histoire ne s’arrête pas là. Une plongée dans la salle Picasso, amène le visiteur à trouver dans un recoin un “Tir aux pigeons” où les volatiles sont remplacés par le personnage figuré en plein vol dans la première installation. Ce clin d’œil facétieux mâtiné du charme léger et cruel de l’enfance ( comme le titre “Même pas mal (plutôt bien)”, appui un peu plus l’auto-dérision de la démarche. Le travail de Nicolas Herubel ressemble à un poésie concrète où les objets hétéroclites qu’il rassemble, point de départ de différents scénarios incongrus, témoignent dans leur mise en espace, d’une aspiration à l’élévation, entre euphorie de l’envol et risque de l’épreuve.

Alain Mousseigne, 2007
Directeur des Abattoirs cartel de l'exposition, Musée d’art contemporain, Toulouse 2007

Jeune sculpture contemporaine, juin à septembre , Andrésy, 2008