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39,5 (avec mesure défensive pour tenir à distance la nostalgie)

Nature-Sculptures, collection du Musée, Musée de l'hospice Saint Roch, Issoudun, 2019

Atelier EDF, Bourges
Photos : Nicolas Hérubel

39,5 (avec mesure défensive pour tenir à distance la nostalgie), 1998-1999 (compte à rebours avant l'an 2000)

Lieu de réalisation : atelier EDF, Bourges

Installation composée de 13 éléments :
Portique en acier, porte avec guichet (ouverture à guillotine), maquette de château fort, cordes

Dimensions : H: 3,36 m, L: 5,30 m, l: 2,60 m

Acquisition du FRAM, Musée de l'Hospice Saint Roch, Issoudun, 2005

39,5 (avec mesure défensive pour tenir à distance la nostalgie)
Reproduction réalisée en 2019, installée dans le parc de sculpture du Musée de l'Hospice Saint Roch

Parc de sculpture du Musée de l'Hospice Saint Roch
Photos : Nicolas Herubel, Shu Yang

Interview Nicolas Herubel-Musée de l'Hospice Saint-Roch - Issoudun
Laurent Mabed, Bip TV


Photos : Nicolas Hérubel

Ma p’tite boutique, 1997
Pièce générique, énonçant les trois catégories d’œuvres : les machines, les tables d’orientation et les constructions

Lieu de réalisation : atelier EDF

Sculpture en 12 éléments :
Étagère en bois, burette d’huile, toupies, fil à plomb, traceur, porte étiquette, plaques gravées, boites en fer blanc, éclairage.

Dimensions : H : 1,05 m, L : 0,54 m, l : 0,24 m

Collection privée


Cabinet Herubel
Issoudun
Ouvert même le dimanche

Nicolas Hérubel (né en 1959 à Rouen) pratique un art particulier de la mise en scène : la réalité du lieu, son architecture, sa fonction, lui permet des digressions comme autant de ricochets pour le regard d’un public découvrant cet espace au gré des différents points de vue. L’artiste réalise des installations d’objets hétéroclites issus du quotidien. Il les isole de leurs contextes habituels et les soustrait à leurs fonctions et leurs usages, pour explorer leurs potentiels métaphoriques. En associant différents éléments, il propose des saynètes qui créent un univers autonome et narratif. Ses œuvres se présentent comme les décors d’une fiction que le spectateur peut investir par son imagination. Dans le cabinet d’art graphique du musée d’Issoudun il installe ses sculptures faites d’objets détournés et transformés : Machine à marcher, Ma p’tite boutique, Autoportrait à l’élastique, Bureau d’étude, des chaises de lecture dotées de lutrin amovible, des tables d’architecte, une balance ancienne équipée d’une toise, une salle d’attente, sont liés de près ou de loin à l’intime de l’artiste, à des événements personnels. Il utilise des objets existants, déjà porteurs d’une histoire collective et leur fait prendre d’autres chemins sous l’effet de ses aspirations scientifiques et poétiques, amusées, ou parfois douloureuses.

Patrice Moreau