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Échos

Le Quadrilatère, Beauvais, 2022

Crystal Carpet, 2022
Installation sonore et vidéo, 5 tonnes de sel gemme raffiné, câbles audio, 26 haut-parleurs au sol, dispositif amplification sonore 90m², composition sonore 15' en boucle, ampli, lecteur carte SD.
© Salim Santa Lucia pour Le Quadrilatère

Quadriparty : La mue !
Concert de Thomas Schmahl, finissage 1er juillet 2022.

Crystal Carpet, 2022
© Salim Santa Lucia pour Le Quadrilatère

Crystal Carpet, 2022
© Salim Santa Lucia pour Le Quadrilatère

Tacet, 2022
Crystal turntable, vidéo 15' en boucle projeté sur mur noir.
© Salim Santa Lucia pour Le Quadrilatère

Quadriparty : La mue !
Performance de David Drouard, finissage 1er juillet 2022.

Silence, 2022
13 sculptures sel cristallisé, posées sur des tubes acier inox, 800 x 10 x 15 cm.
© Salim Santa Lucia pour Le Quadrilatère

Silence, 2022

Détail de Silence, 2022

Atlas, partitions tissées, 2022
Tapis berbère tissé dans le Haut Atlas Marocain en laine à partir d'un dessin partition, système d'amplification sonore, haut-parleurs, lecteur de carte SD, socle, composition sonore de 7', 300 x 400 x 30 cm. Production du Quadrilatère.

Bruit Bleu, 2022
Texte en morse « et ma main noire bat la mesure », peinture thermo-sensible sur toile, 210 x 260 cm.
© Salim Santa Lucia pour Le Quadrilatère

Suizeki, les vagues, 2022
Sculpture béton, tube de métal et de goudron, 250 x 160 x 120 cm.

Suizeki, les vagues, 2022
© Salim Santa Lucia pour Le Quadrilatère


Échos

Exposition personnelle
Du 12 mars au 2 juillet 2022
Commissariat Lucy Hofbauer
Le Quadrilatère, Beauvais

Artiste associée au Quadrilatère pour l’année 2022, Cécile Le Talec présente son exposition personnelle Échos. La sensibilité de l’artiste pour le langage, ses transcriptions et ses motifs, entre en résonance graphique et sonore avec ce que Yona Friedman considérait comme étant l’origine de notre humanité, soit « toutes traces que nous laissons dans le présent qui nous précède, et leur interprétation ».

Présentée dans la salle de l’Atelier du Quadrilatère, l’exposition personnelle de Cécile Le Talec est conçue comme une « composition sonographique » à part entière, et s’appréhende comme un paysage, une géographie intime, qui se déplie de salle en salle telle une histoire « intraduisible par les mots », que nous conterait l’artiste.

L’artiste introduit son parcours par un grand tapis berbère tissé à partir d’un dessin-partition qu’elle a réalisé en s’inspirant des pictogrammes traditionnels. Utilisés par les femmes tisserandes de Beni Ouarin, dans le Haut Atlas marocain, ces motifs géométriques se réfèrent à un système de codes secrets, transmis depuis des générations de femmes. Sans déflorer l’histoire qu’elle s’est ainsi vue confier, l’artiste procède à une traduction graphique et sonore de ces motifs et crée une véritable « partition tissée » : « Ces dessins tissés en noir sur fond blanc, se présentent comme des représentations schématiques de la maison, du territoire, des activités domestiques, des relations amoureuses… La traduction acoustique garde en secret les histoires qu’elles donnent à entendre. Les récits se révèlent dans les sons et leurs énigmes s’incarnent dans les notes. Ici le public est invité à s’allonger sur l’épaisse laine des moutons de l’Atlas et à écouter le chant du motif ».

Ses installations in situ et nouvelles productions se poursuivent dans l’Atelier où le visiteur plonge dans un univers sonore et cristallin. Des sculptures spectrographiques de paroles figées dans le sel ou de partitions monumentales apparaissent et disparaissent au gré du toucher. Inspirée par l’architecture remarquable du Quadrilatère (André Hermant architecte – 1976), l’artiste a créé un véritable « environnement », une exposition à écouter, toucher et observer les traductions sonores et visuelles que l’artiste imagine pour Le Quadrilatère à partir des différentes formes de langages – écrites, dessinées, sifflées et tissées.

Texte issu du dossier presse du Quadrilatère

© Adagp, Paris