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Cécile Le Talec

Musée Jean-Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, Angers, 2023-2024

Panoramique polyphonique, 2011-2013
Dispositif sonore, détecteur de présence, diodes, haut-parleurs, bande son de 6’ en boucle, laine, soie, fil de bambou, coton tissé recto-verso, structure en métal. Diamètre 220 cm. Grand prix de la cité internationale de la Tapisserie et de l’Art tissé. Réalisé par l’atelier A2 Aubusson.
© Collection de la Cité Internationale de la Tapisserie d'Aubusson et © Photographie Musées d'Angers, David Riou

Panoramique polyphonique, 2011-2013
© Collection de la Cité Internationale de la Tapisserie d'Aubusson et © Photographie Musées d'Angers, David Riou

Atlas, partition tissée, 2022
Tapis de laine, système d’amplification sonore, 300 x 400 cm.
Œuvre produite par le Centre d’art contemporain Le Quadrilatère de Beauvais.
© Collection Frac Centre-Val de Loire, David Riou

Ce tapis a été tissé par une coopérative de femmes licières du Haut-Atlas marocain d’après un dessin de Cécile Le Talec. De génération en génération, les tisserandes imazighen (ou berbères) utilisent des signes comme une écriture secrète pour raconter leur histoire, leur vie et leur territoire. L’artiste s’inspire de ces motifs pour créer à son tour une partition graphique qu’elle traduit sous la forme d’un tapis sonore. Ainsi à travers les signes tissés et les murmures à écouter, ce tapis nous raconte une histoire secrète dont seule l’artiste a le sens.

Paroles fantômes, 2022
Câbles audios et haut-parleurs, dimensions variables.

Détail de Paroles fantômes, 2022
© Photographie Musées d'Angers, David Riou

Suspendus dans l’espace, des câbles conduisent un son émis par de petits haut-parleurs. Le volume volontairement très bas invite le spectateur à s’approcher pour l’écouter. La composition sonore, réalisée numériquement par Cécile Le Talec, mêle des chuchotements, des sons d’instruments et de la nature. L’artiste donne à entendre mais aussi à voir le son. L’installation prend la forme de spectrogrammes acoustiques. Cette « forêt de fils » peut évoquer la superposition de murmures tandis que les haut-parleurs noirs suggèrent des notes de musique sur une portée.

Groundsong, 2015
Installation sonore interactive, plancher sonore gravé, capteurs de pression, dispositif sonore et numérique, haut-parleurs et ampli et toile selon la technique de Suminagashi, 1250 x 450 x 320 cm.
© Photographie Musées d'Angers, David Riou

Groundsong, 2015
© Photographie Musées d'Angers, David Riou


Cécile Le Talec

Exposition personnelle
Du 26 mai 2023 au 7 janvier 2024
Musée Jean-Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, Angers

Quelle est l'origine de votre travail ?
Lors de mes études dans les années 80, à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Centre Saint-Charles, j'ai commencé à développer un travail artistique dans lequel se mêlaient le dessin et la sculpture. Dans les années 2000, j'ai découvert les langues sifflées grâce à des collaborations avec des scientifiques. Ainsi, les œuvres que je réalise depuis (films, installations, dessins/partitions et sculptures) interrogent les rapports qu'entretiennent la langue, la musique, l'écriture et le paysage.

Quelle place prennent les cinq sens dans votre pratique artistique ?
Les œuvres que je produis convoquent les sens : l'ouïe, puisque mes productions sont sonores ; la vue, puisque les œuvres s'exposent telle une musique à voir; et enfin le toucher, car les dispositifs que je réalise proposent au public de faire une expérience sensible dans un corps à corps avec les sculptures. Ainsi, chaque production exposée (dessin/partition et installation) sollicite le visiteur à expérimenter le son et sa matière...

Que symbolisent les œuvres présentées dans l'exposition en lien avec cette thématique ?
Les œuvres qui sont présentées dans les expositions au Musée des Beaux-Arts d'Angers et au Musée Jean-Lurçat de Tapisserie Contemporaine sollicitent le spectateur pour une exploration d'expériences perceptuelles. Ces invitations aux lectures sensibles et tangibles des scluptures dans lesquelles le toucher, l'écoute et le regard sont convoqués, proposent de donner à voir et à percevoir le son dans tous ses états.

Texte extrait du catalogue numérique « Cécile Le Talec »

© Adagp, Paris